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Exclu : Reworld Media confie 100% de sa monétisation programmatique à Sparteo

C’est une première en Europe : Reworld Media a décidé de confier l’exclusivité de sa monétisation programmatique à un tiers. En l’occurence, Sparteo, dont les briques, Actirise pour le display, et Viously, pour la vidéo, ont été déployées sur l’ensemble des sites du groupe - une soixantaine au total - en fin d’année dernière. 

C’est une première en Europe parce que s’il est courant pour les petits et moyens éditeurs de confier la monétisation de leur site à un tiers (qu’il s’agisse de Google ou de régies spécialisées comme Pubstack, Hubvisor, Opti Digital, Moneytizer ou Sparteo donc), c’est inédit pour un site de cette taille. 

Avec près de 80 marques médias et une soixantaine de sites, Reworld Media est l’un des groupes médias qui génèrent le plus d’audience sur le Web français. C’est aussi un poids lourd de l’écosystème programmatique, puisqu’une part importante de ses revenus provient de l’open auction. Un statut que seul Prisma Media, l’autre géant de l’Open Web français, peut véritablement lui contester.

Les deux acteurs étaient d’ailleurs régulièrement cités lorsqu’il s’agissait d’évoquer les régies les plus avancées en matière de programmatique, que ce soit pour déployer de nouveaux formats publicitaires ou de nouveaux modes de commercialisation. Reworld Media, comme Prisma Media, avaient d’ailleurs choisi de mettre leur expertise au service d’autres éditeurs en lançant chacun une offre de régie pour les accompagner sur des sujets tels que le déploiement du header bidding, le développement de connexions aux SSP, la gestion de la conformité ou encore l’optimisation du yield.

De quoi rendre la décision de Reworld Media forcément surprenante. Même si, comme nous l’explique Grégoire Gaffié,, directeur de la monétisation et de l’audience du groupe, elle n’a évidemment pas été prise sur un coup de tête. “Nous travaillons avec Sparteo depuis 2020. Nous connaissons bien leur expertise en la matière et nous avons surtout testé, au cours des deux dernières années, plusieurs configurations publicitaires en parallèle avant de trancher en faveur de Sparteo.”

Une décision qui, ajoute Grégoire Gaffié, doit permettre à Reworld Media de se concentrer sur son métier historique : produire du contenu et développer ses audiences. Pas une mince affaire quand on sait à quel point celles des médias de l’Open Web sont aujourd’hui challengées par l’arrivée des assistants IA, l’avènement du “zero click” sur Google et la dégringolade des audiences en provenance de Discover, longtemps considéré comme un dernier ballon d’oxygène.

“Nous avons été l’un des rares acteurs du secteur à voir ses audiences augmenter au dernier trimestre 2025 et je pense que la décision de se concentrer sur ce sujet n’y est pas pour rien”, poursuit Grégoire Gaffié. D’autant qu’en déléguant la complexité technologique de la monétisation à un spécialiste, les équipes de Reworld Media peuvent se concentrer sur d’autres axes de croissance, qu’il s’agisse de travailler l’acquisition d’audience ou de nouveaux leviers de monétisation, comme le GEO.

“Je pense qu’un spécialiste du revenu en régie a plus de valeur ajoutée lorsqu’il se rapproche des équipes éditoriales pour les aiguiller vers les thématiques qui génèrent le plus de revenus - et pas forcément le plus d’audience - qu’en allant voir chaque SSP du marché pour optimiser les branchements”, illustre Benjamin Tolman, l’un des cofondateurs de Sparteo.

Le dirigeant révèle qu’ils sont nombreux en Europe, parmi les sites du tiers 1, à faire le même constat et à le contacter pour déployer le one-stop-shop de Sparteo (Viously pour la vidéo, Actirise pour le display programmatique, fastCMP pour la gestion du consentement et Voxeus pour l’audio).

“Nous les accompagnons dans l’optimisation du setup programmatique bien sûr, grâce à nos algorithmes propriétaires et à nos multiples connexions aux SSP du marché. Mais nous leur fournissons également une brique analytique avec des données en temps réel sur leurs principaux KPI de monétisation : revenus par article, temps passé par utilisateur, profondeur de scroll ou encore impact de certains mots-clés sur la brand safety.”

Selon Sparteo, qui se rémunère en prélevant un pourcentage des CPM générés, les éditeurs observent en moyenne un uplift d’environ 30 % par rapport à leur stack précédente. “Et surtout, ils se donnent les moyens d’aller chercher eux-mêmes les +30 à +100 % supplémentaires, puisque les équipes passent désormais davantage de temps à travailler avec les rédactions”, commente Benjamin Tolman.

“Nous pouvons travailler main dans la main avec les responsables de site sur l’optimisation de l’ergonomie des sites et des templates de page, sur la création de nouveaux formats publicitaires ou encore sur la conception d’offres commerciales pour les régies”, illustre Grégoire Gaffié.